top

LE BELISAIRE
2 Rue Marmontel
75015 Paris
Tél. : 01 48 28 62 24

Matthieu Garrel est un ami de longue date. Nous apprécions beaucoup se cuisine généreuse et l’ambiance de son bistro aux accents provinciaux fréquenté par certaines personnalités qui s’engaillardisent en venant goûter sa cuisine authentique.
Notre organisateur patenté qui fréquente régulièrement ces lieux et bien d’autres, Jean-Jacques Jammet, a concocté avec Matthieu un menu autour de la truffe. Ou plutôt avec des truffes autour du menu. C’étaient les dernières de la saison et sans être les meilleures, elles ont été nos préférées.

Nous comptons, parmi nos membres,
Monsieur Jean-Marc Bichot
de la Maison Bichot à Beaune

Le champagne se fait attendre

 

Il arrive à point nommé

 


Nous avons débuté la soirée avec un Champagne exubérant, volubile, étincelant avec des arômes légèrement miellés, un champagne digne du nom de l’homme qui l’a choisi pour compléter sa palette d’un vin de luxe de rencontre, de convivialité, un vin généreux comme lui. Si vous êtes un aficionado comme nous du Château Haut Marbuzet, vous aurez deviné que ce champagne s’appelle « Henri Duboscq ». C’est une cuvée prestige 2006 Blanc de blancs grand cru d’Avize qu’Henri Duboscq a choisi chez un grand vigneron.
Nous avons débuté le dîner avec des « Œufs mimosas étouffés par la truffe ». Pour accompagner cette assiette le « sommelier » nous a servi un Côtes du Rhône blanc aux accents de viognier et de marsanne. Notre palais fut le théâtre d’une rencontre très éthérée, aérienne avec une belle amplitude. Le côté quelque peu austère de la marsanne s’est converti vers une spiritualité plus légère.

Les oeufs "entruffés"

Notre table

Le Côtes du Rhône


Christophe Christophe admire un vin Corse offert par la maison      A cette table on thésaurise les bouteilles
Une Daurade tout aussi truffée a succédé à l’œuf.
La réponse à la question : comment avez-vous trouvé le steak ? Tout à fait par hasard sous une frite, laisse supposer que le steak est ridiculement petit. Si nous transposons cette question à la daurade, la réponse serait : tout à fait par hasard sous une truffe. Mais dans ce cas la taille du filet de daurade était conséquente, alors imaginez la quantité de truffe pour la recouvrir.
Outre la cuisson parfaite les deux protagonistes formaient un duo très réussi que nous avons accompagné d’un grand cru classé de Saint Emilion, le Château Larcis Ducasse 2006. Un vin d’une belle maturité dans la plénitude de son expression. L’accord fut là aussi aérien bien retenu côté terre par la densité du vin. Un accord somme toute vertical.

             Regardez bien la daurade "sous nage"  Anne nous montre le Larcis Ducasse 06
 
Puis ce fut au tour du coulommiers d’être « entruffé » ! Encore une fois la truffe était abondante, enveloppante. Pour cette rencontre inédite nous avons choisi un Chinon que nous suivons depuis longtemps, celui de Philippe Alliet. Nous avions en cave un 1997 qui ne demandait qu’à sortir de la réserve, nous l’avons confronté à cette combinaison « black and white ». Seul, le vin a montré une longévité exemplaire, aucun signe d’évolution au contraire beaucoup d’allant qui lui ont permis de s’installer sur la truffe en oubliant le coulommiers.

            Le coulommiers dans une version "black and white"         Jean-Jacques et le Chinon
Le dessert, traditionnel avec un moelleux au chocolat au senteur de...truffe !
L’accord ? Traditionnel avec un Rivesaltes muté sur grains du domaine Boudau. La texture crayeuse s’est parfaitement mariée au moelleux du chocolat.

                        Le rivesaltes de Boudau                                       et le dessert
En fin de soirée un artiste de rue est venu gratté ses cordes élimées de sa guitare avec ses propres cordes vocales dans le même état, un moment irréel sur l’air d’Imagine que nous avons soutenu de nos voix plus tonitruantes.
Nous nous sommes quittés avec des « big hug » essentiellement adressés à Matthieu et à son équipe.

Salut l'artiste