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MEDICIS
18 Rue de l’Amiral Hamelin
75016 PARIS

A la demande de nombreux membres, nous avons recommencé nos soirées à thème. L’accord met/vin a été plébiscité pour cette première. Pour ce genre de soirée il faut un local privé, adapté à ce genre d’exercice, afin de débattre sans gêner l’entourage. Et, bien entendu, il faut faire appel à un traiteur qui lui aussi joue le jeu de l’accord.
Notre ami Jean Jacques Jammet nous a proposé de nous réunir dans les locaux de Médicis qu’il connaît parfaitement et de faire appel au restaurant Il Giramondo comme traiteur. Un choix très sûr, Il Giramondo – 175 rue de Grenelle 75007 – est un restaurant que nous fréquentons régulièrement et dont la réputation de traiteur n’est plus à faire. Le patron Filippo nous a toujours réservés le meilleur accueil.
Messieurs Clerc directeur général et Cuvelier directeur général adjoint nous ont accueillis avec beaucoup de gentillesse dans les locaux de Médicis et accompagné nos découvertes.
La soirée a débuté dans la grande salle du 1er étage au plafond joliment peint.

La belle salle du premier Le fameux plafond

Le thème de l’apéritif : pourquoi éviter les canapés épicés avec le champagne. Les chercheurs ont découverts que la perception de l’effervescence était d’ordre chimique. Les principaux responsables sont l’enzyme anhydrase carbonique présente dans la salive et les cellules épithéliales et le nerf trijumeau.
Cet enzyme par le biais d’une réaction catalysée converti le dioxyde de carbone en acide carbonique.
Le nerf trijumeau est notre garde du corps buccal. Il est sensible aux irritants : épices, chaud, froid, acides, tanins, alcools etc. Par exemple, c’est lui qui est responsable de l’expectoration du café lorsqu’il est trop chaud, ou de nos pleurs lorsque nous mangeons trop épicé etc. Aussi, le dioxyde de carbone converti en acide carbonique devient un « irritant » que le trijumeau transmet au cerveau qui nous indique que nous sommes en présence d’un vin effervescent.
Le niveau de perception dépend de l’intensité de l’irritant. Si nous absorbons un met très poivré, la persistance de cette « agression » atténuera la perception d’un irritant moins présent que nous ingérons après. C’est la désensibilisation croisée. Dans le cas du champagne si vous mangez des canapés très relevés qui irritent fortement le palais vous ne percevrez plus ou beaucoup moins l’effervescence du champagne.
Le test avec un saucisson au poivre s’est révélé très probant. La quasi totalité des participants a noté une moindre perception de l’effervescence du champagne.
Puis nous nous sommes dirigés vers la salle du sol où se déroulait le dîner. Pour la préparer, chacun avait  mis « la main à la pâte » sous les directives de Jean Jacques.
Pour agrémenter le menu en attendant que tout le monde s’assied Filippo avait prévu de très bons gressini et surtout son excellent pain italien à l' huile, la foccaccia.

AGOE un côté du U AGOE l'autre côté du U AGOE on mange de bon appétit

Menu :

3 sortes d' antipasti servis sur plateaux séparés que nous avons accompagné d’un Saint Joseph blanc 10 et d’un Condrieu La Doriane 09 des Ets E. Guigal.
Nous avons volontairement proposé 2 vins de structure différente : le Saint Joseph avec sa dominante de marsanne à la strucutre serrée et la Doriane à la structure plus ronde que confère le viognier. Par ailleurs la palette aromatique est aussi très différente avec une certaine austérité pour le Saint Joseph et des arômes plus miellés pour la Doriane. Les 2 vins ont été à la hauteur de leur réputation. 
antipasti de légumes grillés : asperges vertes, survolées par les arômes de La Doriane – aubergines, dont le grillé a rehaussé le Saint Joseph – artichauts, seule La Doriane a tenu – poivrons rouges, « l’austérité » du Saint Joseph s’est estompée pour un côté plus aérien
antipasti de la mer : sardines à la sicilienne, sublimes, la encore c’est le Saint Joseph qui a été magnifié –  thon rouge mi-cuit, il aurait fallu un vin rouge léger mais le Saint Joseph a été très présent, La Doriane, trop aromatique – scampi, poulpe, saumon mariné, de très belles préparations destinées au Saint Joseph
chiffonnade de jambon de parme : d’une grande finesse, certains ont préféré l’accord sobre avec le Saint Joseph, d’autres l’accord envoûtant avec La Doriane.

AGOE Marylène avec Monsieur Clerc AGOE Monsieur Cuvelier AGOE les Grillon hésitent à se resservir

Plat chaud :
 
Assortiment de Fagottini que nous avons accompagné d’un Moulis, le château Gressier Grand Poujeaux 07 et d’un Beaune 1er cru Clos des Mouches 07 du Domaine Joseph Drouhin.
Là aussi nous avons choisi 2 structures différents, plutôt tannique avec le Moulis et plutôt élégante avec le Beaune. Là encore 2 vins excellents, représentant bien leur appellation. Le Clos des Mouches aussi bien en rouge qu'en blanc est très plébiscité dans notre club.

Fagottini aux cèpes : la texture du Moulis devient plus fondue, le Beaune garde son élégance
Fagottini au ragoût de veau : encore de la rondeur avec le Moulis et surtout une belle réussite avec le Beaune
Fagottini aux épinards : très agréable à manger mais trop persistant pour les vins

AGOE Jean Jacques présente fièrement les fagottini AGOE et nous amis les apprécient avec le sourire

FromagesJean Jacques les a achetés chez Laurent Dubois, meilleur ouvrier de France en 2000, 2 Rue Lourmel 75015 Paris. 

 Reblochon : parfaitement affiné rare compagnon idéal pour les vins rouges.

Brebis des Pyrénées : fromage miracle pour les vins tanniques, il a joué son rôle avec succès.
Saint Félicien : servi à la cuieller et surtout servi avec les vins blancs
 
AGOE le plateau de fromages AGOE VIns et Verrines

 Desserts :
4 verrines par personne : panna cotta au coulis de framboise, Tiramisu, mousse au chocolat sauce caramel et salade de fruits frais à la cannelle et anis étoilé. Une belle vitrine de verrines mises en valeur avec un Mas Amiel de 15 ans croquant de cerises noires bien mûres.