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Notre assemblée générale s'est tenue le mercredi 14 janvier au restaurant :

"Le Huitième ArRt"
128 Bd Haussmann
Paris 8ème.

Le décor est résolument moderne avec une véranda en façade. Le trio qui l'anime, David, Didier et Mickael, est complété en salle par Amandine. L'accueil est jeune, dynamique et vraiment disponible. Les tables ont été desservies afin que nous puissions tenir notre assemblée puis resservies pour le service.

Le menu choisi par Marc Horwitz fut un pied de nez aux gastronomes que nous sommes : "Cheeseburger, frites" comme plat. Un pied de nez qui en a pris plus d'un à contre-pied sans toutefois les convaincre, bien que ce cheeseburger soit à ranger dans la catégorie "Choice".

Une dégustation pleine de recueillement

 L'assemblée terminée, on lève son verre

Pour accompagner la farandole de canapés, nous avons dégusté un Champagne Tarlant d'Oeuilly presque exclusivement issu de pinot noir et de meunier. Connaissant la diversité des canapés, il fallait un champagne vineux et très présent pour honorer toute la palette. Le Tarlant s'est avéré puissant avec des notes de fruits bien mûrs. Une belle présence un peu au détriment de l'élégance.

Le champagne sur la "Soupe de potimarron" était un peu amorti
sur le "Club sandwich au Cantal" assez présent en attaque en bouche mais débordé en final par le cantal
sur la "Brioche mousse de foie gras" s'est réveillé avec une belle acidité
sur le "Toast au jambon et figues" acquit de l'élégance
sur la "Brochette de saumon fumé et pamplemousse" ce fut un accord complet
sur le "Wrap végétarien" les légumes lui ont été fatals

Discussion animée

Un échange de table en table

En entrée : Une "Salade gourmande aveyronnaise", copieuse, convola avec un "étranger" de notre cave : Kim Crawford 06 Sauvignon de Marlborough puis retour en France pour un Bourgogne Côtes d'Auxerre 05 Clos de la Chaînette. La Nouvelle Zélande est réputée pour la qualité de ses sauvignons, le Kim Crawford ne déroge pas à la règle. Il est bien vinifié à partir de raisins bien mûrs. Il "sauvignonne" avec beaucoup d'élégance sur des notes de buis en évitant le "pipi de chat" des sauvignons peu mûrs. Le Clos de la Chaînette s'achète par souscription. C'est un vignoble situé à l'intérieur du Centre hospitalier spécialisé de l'Yonne, en pleine ville dans le haut d'Auxerre. Très bien vinifié, il arbore une belle palette d'arômes légèrement toastés et floraux avec un bel équilibre en bouche.

Le Kim Crawford eut beaucoup de réparties pour le maigre de l'Aveyron mais une aversion pour son gras. L'élégance du Clos de la Chaînette et sa longueur ont installé un accord délicat malheureusement perturbé par le roquefort.

Jean Jacques ne tiens pas en place, il s'adresse à Annie et Jacques

Avec le fameux "Cheeseburger" nous avons choisi un Chinon Tradition 04 de Philippe Alliet et un Cahors Lagrézette 03 nous fut proposé par le restaurant. Un Chinon Tradition bien dans la... tradition. En millésime moyen le cabernet franc se revêt volontiers d'arômes de poivron vert (IBMP des oenologues) pas toujours agréables. Philippe Alliet a réussi un très beau 04 avec beaucoup de fraîcheur, des tanins souples et juste une présence du fameux IBMP souligné d'un fruité agréable. Il fut parfait sur le Cheeseburger. Ses notes poivron vert ont disparu et surtout le vin acquit un fondu très soyeux. Le Cahors a développé tous les atours du 03 : noir, chaleureux, puissant, arômes très confiturés. Un vin à l'opposé du précédent. Le Cahors servait, dans un passé lointain, à rehausser les vins trop clairets du bordelais de petits millésimes d'où son surnom de "black wine" puisque ces assemblages partaient pour la Grande Bretagne. L'accord linguistique aurait été avec un burger américain un "black angus". L'accord gustatif fut plutôt un désaccord tant le Cahors était puissant.

En dessert nous avons apprécié un "Palet breton servi en verrine de pomme tiède". La présentation est originale avec une "sous-verrine" dans laquelle il y avait un sirop de menthe du plus beau vert. Sur une telle composition un Calvados s'imposait. J'ai choisi par goût celui de Louis Isidore Lemorton. C'est un calvados du Domfrontais, une pure merveille où l'on perçoit un subtil mélange de pommes et de poires. Le 15 ans d'âge que nous avons dégusté est issu avec presque autant de poires que de pommes. Il est distillé comme les anciens Armagnac en une seule passe. Lors d'un passage dans la région une visite s'impose. Vous serez étonnés par les poiriers dont la hauteur de certains dépassent les 10 mètres. De cette altitude, le Calvados survola le palet breton pour le plus grand plaisir de notre palais.

      Amandine nous présente le dessertLa perspective est trompeuse Là, non!

Un lieu "branché", un décor moderne, un service jeune, un menu "décalé", notre assemblée générale fut une réussite. 

Que d'admirateurs! Un remerciement en fin de repas pour un service souriant, Amandine et Jacqueline