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Mardi 3 mars 2009 Restaurant Il giramondo - 165, rue de Grenelle - 75007 PARIS

Il était temps d'honorer la cuisine italienne, Jean Jacques Jammet a choisi un lieu insolite pour cette ouverture transalpine. L'entrée du restaurant est ... une épicerie fine, agréable à l'oeil et certainement au palais. Le restaurant se situe à l'étage inférieur, une belle salle intime, parfaite pour les petites réceptions. La disposition de la cuisine permet de discuter avec le Chef pendant le service des canapés. L'alliance franco-italienne a bien débuté sur les...canapés. Le champagne Pierre Gimonnet, Fleuron 2002, élégant et assez vineux, les a trouvés à son goût et très variés. Nous aussi.

Sur l’entrée : Assiette d’antipasti du Giramondo, Philippe Scremin nous a servis un Argiolas Costamolino 2007, Vermentino di Sardegna, DOC – Le Vermentino est connu sous le nom de Rolle en France. Ce vin des îles n’a pas apprécié tous les partis qui lui ont été proposés. Seul, il se présentait avec un joli nez citronné, légèrement peau d’agrumes. Une légère surmaturité était compensée par une présence de CO² juste perceptible. Les arômes évoluaient entre le berlingot et une petite amertume en fin de bouche. Les artichauts ont eu raison de son amertume, ce fut une réussite. Avec la mozzarella ce fut un accord neutre, contrairement au céleri qui lui fut fatal. Il se refit une santé sur les choux-fleurs avec une belle amplitude que l’on retrouva dans l’accord avec les crevettes. Quant au saumon, il a eu le dernier mot, l’amertume du vin fut exacerbée.

Le plat suivant : Risotto aux cèpes marinés était à volonté. Personne ne s’en est privée tant il était réussi. Le Château Pierre André 01 Chateauneuf du Pape blanc fut au diapason. Ses arômes de violette, sa bouche ample et chaleureuse, son équilibre puissant en ont fait un partenaire idéal. Le vin s’est assis en bouche avec une grande aisance, une présence à la fois chaude et rafraîchissante.

Nous avons poursuivi avec un Nocetta di vitello (Noix de veau farci aux légumes et à la ricotta, à l’huile de truffe blanche), une recette inattendue et délicieuse. Le vin proposé fut un Barbera d’Asti 2003 Bricco Fiore DOC. Vin issu à 100 % du Barbera, cépage typique de l'Italie et du Piémont. Tout le monde s’est mis d’accord sur la variété de cerise qui dominait le nez : la napoléon ! Toutefois un boisé assez présent masquait la cerise en bouche. Sur la purée le boisé devint vraiment gênant. Heureusement la viande permit à la cerise de fleurir. Mais c’est Alain Dubreuil qui a eu l’idée de génie : goûter de nouveau le Chateauneuf du Pape blanc avec ce plat : une totale réussite, une belle envolée tant sur la purée qu’avec la viande.

En dessert : Les fantaisies du chef, furent accompagnées d’un Vinsanto de Carmignano. Un vin liquoreux assez réussi sans toutefois nous faire oublier le Zibbibo de Panteleria
Une très belle soirée tout à fait dans l’esprit de l’association.