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Mardi 25 novembre 2008 Restaurant Chez Oscar 11 Bd Beaumarchais 75004 Paris

Le premier étage nous a été réservé afin de préserver le confort des autres convives. Nous avons pu ainsi deviser sans retenue et échanger de table en table nos impressions. Le menu composé par Valérie et Marc Horwitz était tout à fait de saison : Oeuf Cocotte au Foie gras et Champignons - Civet de Sanglier et sa Polenta Moëlleuse - Aumonière de Pommes au CalvadosNous avons entamé la soirée avec des amuse gueule très bistrot : tomates confites, petits carrés de terrine, canapés saumon... Le champagne qui les accompagnait était une nouveauté de Pascal Morel : un champagne des Riceys blanc de blancs! Faire un tel champagne dans le domaine des rosés issus de pinot noir est une gageure. Mais une parcelle très calcaire a poussé Pascal Morel à tenter cette expérience : planter du chardonnay et en faire un champagne qui sans être du caractère de ceux de la Côte des Blancs n'en est pas moins une réussite. Il est vrai qu'un élevage du vin de base en fût de chêne lui a conféré un fruité et une présence très agréable. Ceci lui a permis de bien se comporter avec les amuse-gueule même sur la tomate confite. Nous avons apporté de notre cave un Gewurztraminer Grand Cru Rangen de Thann 01 Vendanges Tardives de chez Schoffit pour convoler avec "L'oeuf cocotte au foie gras et champignons". Le vin s'est présenté avec des arômes d'une grande pureté où l'on percevait le lychee, l'abricot miellé. En bouche ce fut un festival de senteurs d'agrumes et exotiques sur une structure d'une grande rondeur. Un vin suave et gourmand. Le foie gras lui a proposé un trône dans lequel il s'est installé confortablement. Il lui fallait cela car l'oeuf l'a un peu ramené sur terre mais il redevint aérien sur les champignons. Avec le "Civet de sanglier et sa polenta moëlleuse", Valérie nous a proposé un Saint Chignian Bardou 05 de Laurent Miquel. La robe est noire, le nez dense, les fruits concentrés avec une dominante cerise bien mûre, la bouche pleine avec étonnamment une présence acide qui heureusement rafraîchit un peu ce vin qui est plus un "vin de dégustation" qu'un "vin de table", c'est à dire un vin dont le premier verre en appelle un autre, un vin que l'on aime boire sans saturation. Pour autant malgré sa concentration le civet de sanglier a eu raison de sa structure. Il est vrai qu'avec 100 % de syrah, il n'était pas armé pour affronter de front un sanglier. Sur la polenta en revanche, il reprit son élégance et c'est surtout sur la carotte qu'il fit merveille. Un accord chaleureux. L'Aumonière de pommes étant au Calvados, nous avons jugé inutile d'accroître notre alcoolémie avec un Calvados, le café fut un partenaire parfait.

Soirée très agréable avec un servive présent et jovial.